Alors dis comme ça, cela peut vous paraître très simple. Une décision sur un coup de tête. Un voyage organisé en peu de temps, et me voilà presque catapultée dans l’avion direction Auckland. Mais en fait le chemin a été un peu plus compliqué et plus long que ça.
Vous l’aurez compris, j’écris ici mon premier article #blabla du blog ! Point de randonnées, conseils / préparatifs ou films au programme cette fois-ci ! Je vais vous partager ce qui m’a poussé à partir en PVT en Nouvelle-Zélande en cette fin d’année 2019.

Pourquoi, comment, vous saurez tout ! C’est parti pour le premier billet de mes Carnets de routes !

Je vous vois d’ici, les sourcils froncés, vous dire  » PVT ?? C’est quoi encore ce truc ? « . Alors PVT c’est l’abréviation de Permis Vacances Travail. Vous pouvez demander ce visa pour la Nouvelle-Zélande, mais également pour d’autres pays. Il vous permet de travailler sur place légalement. Ou, si vous avez assez d’argent sur votre compte en banque, juste profiter. Mais j’y reviendrai dans un prochain article 😉 . En attendant si vous souhaitez en savoir plus, le site pvtites est parfait.

Comment j’en suis arrivée à faire un PVT en Nouvelle-Zélande ?

Aussi loin que je me rappelle, j’ai toujours adoré voyager. Petite, je me suis très vite plongée dans les livres. Ils me permettaient de découvrir de nouveaux paysages, de partir dans d’autres pays que je n’aurai jamais pu imaginer. J’ai découvert les USA, l’Inde, la Grande-Bretagne, l’Italie, le Japon et bien d’autres encore. Je pense avoir attrapé le virus du voyage à ce moment-là.

Je me revois encore allongée sur mon lit, seule dans ma chambre le nez plongé dans un bouquin. Ou alors en voiture avec mon lecteur CD. (Oui oui je suis de la génération qui écoutait de la musique grâce à un lecteur CD. Et avant ça j’ai même connu les cassettes ! 😱😁). Je me perdais alors dans des cultures si différentes de ce que je pouvais vivre dans mon quotidien ! J’apprenais à connaître des personnages qui partaient sac sur le dos vivre des aventures plus fantastiques, étonnantes et merveilleuses les unes que les autres.

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Premier départ, premières déconvenues

Et un jour, après avoir arrêté mes études à l’aube de mes 18 ans, je suis partie en tant que fille au pair à Manchester. Ma première aventure ! Seule, avec mon énorme sac-valise pour compagnon ! Je ne parlais pas un mot anglais. Seulement le peu que j’avais appris en cours (merci le Bac STL chimie 🙄😂). Les réseaux sociaux n’existaient pas comme nous les connaissons aujourd’hui. (Cela date maintenant d’il y a plus de 12 ans, ça ne me rajeunit pas dis donc !)

En bref, j’étais seule, perdue de l’autre côté de la Manche. Et évidemment ça ne s’est pas passé comme dans mes livres ! Je suis revenue après plusieurs semaines, car la petite fille que je devais garder était une vraie terreur. Par contre, ça, ça aurait pu faire partie d’un bouquin. (Genre chair de poule ou quoi, ne fais pas genre tu ne connais pas 😏) J’ai mis un bon moment à me remettre de cet échec. Mais mon rêve de partir à l’assaut de notre belle Planète n’était pour autant pas parti.

Deuxième tentative de départ

J’ai commencé à travailler, et j’ai mis un petit mouchoir sur mon envie de gosse de quitter la France. Au bout de quelques années j’ai découvert le PVT ! Il était possible de partir en Australie pour 1 an renouvelable avec ce visa absolument parfait pour moi ! Je me suis mise en tête de faire toutes les démarches pour traverser le globe.

Ainsi que d’acheter un van sur place pour enfin vivre ma vie d’aventures. Je ne vivais pas seule à cette époque-là. Et malheureusement après avoir vendu tous mes biens (meubles, voiture, moto, etc.), rendu mon appart, le départ s’est vu annulé.

Ne faites pas comme moi à l’époque, si vous sentez qu’un truc cloche, parlez-en vraiment entre vous. Commencez d’abord les démarches pour passeport, visa, avion, etc. Avant de tout rendre. Vous serez vite fixé sur la motivation de la personne avec qui vous projetez de partir.
J’étais encore loin d’un PVT en Nouvelle-Zélande, mais il s’approchait. Désormais, je savais qu’il était possible d’avoir ce type de visa pour plusieurs pays.

Cette fois c’est la bonne !

J’avais une amie qui finissait son Master à l’époque sans vraiment savoir quoi faire ensuite. Elle m’avait vu mettre de côté ce qui était un but dans ma vie, le voyage ! Fin 2016 elle m’a proposé de partir de Montpellier pour vivre à Londres avec elle. J’ai réfléchi pendant plusieurs jours, tout retourné dans tous les sens …

Impossible pour moi de dire non. Il fallait que j’y aille ! J’ai donc dit au revoir à ma relation, pris mes deux valises (et pas des petites 😂), et pris la main que me tendait mon amie. (Morgane si tu passes par là, merci ✌🏻😏). Fin janvier, j’habitais Camden Town, faisais partie d’une colocation dans une église et avais un CDI pas loin de là.

Enfin ! Enfin, j’avais réussi à partir vivre dans un autre pays !

[Je dois dire que ces quelques semaines à Londres font parties des plus belles de ma vie. Je me suis replongée dans mes photos pour cet article, j’ai ris, pleuré, et adoré revoir tous ces moments. Je porte encore toutes les personnes avec qui j’ai vécu ça dans mon cœur.]

Pour des raisons médicales j’ai dû revenir dans le sud de le France quelques mois après. Maudite ? Non, juste la vie qui te fait prendre un chemin qui te semble douloureux au début, mais qui forge ton mental. Ce retour a été très dur pour moi.
Je l’ai vécu comme un échec cinglant. Je me suis dite que je n’y arriverai jamais.

J’ai perdu pied. Je me suis faite engloutir par la douleur physique et les idées noires.
Il m’a fallu du temps (beaucoup) et de l’aide pour refaire surface.
En fin de compte, j’ai pratiquement mis 2 ans pour aller mieux, sortir la tête de l’eau et recommencer à me projeter.

Partira, partira pas ?

Après tout cela, j’ai pendant un an pensé partir en PVT Canada (j’y pense depuis aussi longtemps que l’Australie). Simplement encore une fois, lorsqu’on ne vit pas seul(e), les décisions se font à deux. Pourtant, ce coup-ci ça, c’est passé différemment, j’avais appris de mes erreurs. Je n’ai pas attendu 2 ans pour discuter du départ possible. J’ai été claire dès le début sur mes intentions de partir. Seule ou à deux.

Il était impossible pour moi de me faire à nouveau passer (ainsi que mes rêves) après la personne qui partageait ma vie.

Néanmoins, à presque 30 ans tout remettre en question n’est pas simple. Premièrement, vous êtes engagé sentimentalement depuis plusieurs années avec quelqu’un. Ensuite, la pression sociale vous pousse à vous projeter avec enfants, maison et vie bien rangée. Toutefois, je n’ai jamais rêvé de cela.

Petite fille même si je me suis imaginée une belle maison avec la clôture blanche (chacun ses squelettes dans le placard hein ! 😁), les voyages ont toujours été plus fort. Et pour finir je n’ai jamais réussi à trouver un travail en France qui me permette de m’épanouir. Cela a fini par me mettre la puce à l’oreille.

Pourquoi un PVT en Nouvelle-Zélande ?

Fin avril 2019, après de longues discussions avec la personne qui partageait ma vie, j’étais de nouveau célibataire. Me voilà à presque 30 ans, à pouvoir décider complètement seule de ce que pouvait être ma vie. (Écrire cela vient de me faire penser à Bridget Jones, heureusement je ne connais pas autant de déboires qu’elle 😅) Je n’avais plus d’appartement. J’ai donc pris mon chat sous le bras, mes affaires et suis retournée (ENCORE 🙄😂) chez mes parents.

A l’aube de mes 30 ans je vivais à nouveau chez mes parents !

Eh bien les ami(e)s, j’ai beau aimer mes parents du plus profond de mon cœur, ça n’a pas été simple ! Quand depuis des années, tu as un chez-toi et tes habitudes, te retrouver à devoir composer avec celles de tes parents et juste une chambre comme refuge … Je savais que la situation ne pourrait pas s’éterniser 😂.

Je ne me plains pas ne vous y trompez pas ! J’avais des parents aimants qui prenaient soin de moi après une rupture difficile et un toit au-dessus de la tête. J’en conviens, ça aurait pu être largement pire. Toutefois, je ne souhaitais pas que cela s’éternise, ni pour eux, ni pour moi.

Changement de destination

carte Australie et Nouvelle-Zélande

J’avais avant mon retour à la maison familiale, commencé à regarder pour un PVT en Australie. C’était là ma première idée. Si vous vous rappelez bien, j’aurais dû y partir 5 ans auparavant, mais sans succès. Vous pouvez faire une demande de visa jusqu’à la veille de vos 31 ans pour ce pays.

En prenant compte bien sûr du décalage horaire et du traitement du dossier. C’était donc la dernière année où je pouvais faire ma demande ! J’avais aussi vu la possibilité du PVT en Nouvelle-Zélande, mais je devais faire un choix ne pouvant pas faire les 2 visas avant la date fatidique.

Il y a eu un petit changement de programme lorsque a été annoncé le nouvel âge limite, 35 ans ! J’avais donc devant moi 5 ans de plus pour déposer ma candidature ! J’étais absolument ravie vous vous en doutez.
J’avais déjà réfléchi à un itinéraire une fois en Aussie. Je comptais faire un saut touristique en Asie, et sur les îles du Seigneur des Anneaux. Les îles aux mille randonnées, et aux paysages plus beaux et spectaculaires les uns que les autres.

C’est donc tout naturellement que finalement je me suis tournée en premier vers le PVT en Nouvelle-Zélande !

Et maintenant ?

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Je connaissais enfin le pays où j’allais passer ma prochaine année. L’âge maximum pour avoir son visa accordé est 30 ans, j’étais donc encore dans les temps. Savoir ça ne fait pas tout. Je devais à présent m’occuper de mon départ.


Quand partir ?
Quelle ville pour mon arrivée ?
Allais-je réussir à surmonter ma peur de partir seule ?
Quoi mettre dans mon sac ?


J’ai donc écumé les blogs pour savoir vers quoi diriger mes choix. Comparé les différentes marques, compagnies aériennes, équipements des uns et des autres. Lu des récits de femmes qui étaient parties seules.

Vous l’aurez compris, je ne suis pas le genre de personne qui part avec 2 t-shirts, 1 short et une gourde dans son sac. J’aime prévoir un minimum. Oui oui j’ai bien marqué un minimum (ami(e)s et famille ne riez pas je vous vois 😁 !). Je partais quand même pour un an de PVT en Nouvelle-Zélande. Je souhaitais faire l’Australie et l’Asie ensuite si vous vous souvenez (faut suivre sinon on ne va pas s’en sortir 😂) !

Donc j’ai continué à travailler pendant quelques mois avant de partir. Parce que niveau équipement de randonnée, je commençais à être plutôt bien. Mais pour ce qui est du sac (40, 50, 60 litres ?), de se protéger du froid, de l’électronique que j’allais prendre, du billet, etc. Il allait me falloir des sous pour tout payer ! Petit spoiler, (je compte faire un article sur tout le contenu de mon sac) j’en ai eu pour environ 1000 € juste pour le matos.

Partir seule ?

meeri wild randonnée saint guilhem sud de France

Je m’étais enfin décidé à faire mon trip seule. J’avais assez travaillé sur moi depuis des mois pour m’en sentir capable. Je ne dis pas que mes peurs n’étaient plus là, loin de là ! Mais je savais que c’était possible. Que je pouvais le faire.
Seulement une rencontre à laquelle je ne m’attendais pas à changer la donne. J’ai d’abord résisté (je venais tout de même de vivre une grosse séparation quelques semaines plus tôt). Et j’ai finalement craqué.

Je garderai mon cap, partir faire ce PVT en Nouvelle-Zélande, cependant je ne serai pas seule.

Je ne sais pas ce que l’avenir me réserve. Qui le peut ? Mais je me suis promise lorsque j’ai pris la décision de partir, de plus m’écouter. De ressentir avant de réfléchir. Et j’essaye. J’essaye vraiment ! Moi qui passe mon temps à tout décortiquer, à vouloir tout comprendre. J’ai décidé qu’en partant je me laisserai guider par mon intuition. Vous savez cette première petite voix qui vous parle avant même que votre ego parle ? 😏

Le départ approche !

Les visas sont validés, les billets sont achetés !

Direction Auckland au départ de Paris Charles de Gaulle, le 5 Décembre 15h40.

Il va maintenant falloir enfin être sûr de quoi prendre dans son sac. Ce qui n’est pas une mince affaire lorsque vous projetez de partir plus d’un an avec juste un sac de 50 litres sur le dos ! Surtout que finalement nous sommes deux à partir. Il faut donc revoir certaines choses et surtout bien équilibrer les sacs. Cela peut vous paraître redondant que je parle autant des sacs, mais c’est quand même dedans que nous mettons notre maison ! C’est pour moi la chose la plus importante.

Plus importante que de savoir comment vous allez réussir à faire Montpellier – Paris parce que votre Ouigo vient d’être annulé 48 h avant. Alors que les grèves commencent le 5 et non pas le 4 hein évidemment … Ou encore que la compagnie que vous choisissez pour partir (et pourtant, c’est super important, mais on y reviendra). Ou bien encore de savoir où ira votre chat pour les mois à venir … Non en fait ça, c’est encore plus important.

Cat-sitting

Et oui, il faut aussi penser à ça ! Mon chat, mon bébé qui est à mes côtés depuis 10 ans maintenant. Celui qui compte plus pour moi que beaucoup d’humains que je côtoie. J’ai le cœur lourd de devoir le laisser … Mais je ne peux lui imposer le long transport, la quarantaine de dix jours et la batterie de vaccins, etc. à faire avant le départ.

Il va donc rester vivre sa vie de chat paisible chez mes parents qui l’ont déjà eu quand je suis partie à Londres. Il a deux copains chats pour lui tenir compagnie et un grand jardin pour se dégourdir les pattes. Alors même s’il est bien loin de moi (et qu’il me manque affreusement), je sais qu’il est bien avec des caresses et des croquettes tous les jours. Preuves en sont les photos dont je suis mitraillée par mes parents 🥰.

meeri wild Ficel black cat harry potter

le pyj’ Harry Potter c’est cadeau les zamis 😁 #potterheadforever

PVT Nouvelle-Zélande me voilà !

Le sac est prêt. Les billets et visas sont en poches. Le chat vie sa meilleure vie. Les plantes sont en bonne compagnie. Bref y a plus qu’à !

Pas encore partis que …

48h avant notre train, je reçois le mail de son annulation. Panique à bord ! Alors que tu as tout fini et que tu veux juste profiter de tes proches, voilà LA bonne (ou pas en fait) nouvelle qui te fait flipper. Déjà que tu es bien stressé à cause de la grève NATIONALE qui débute le JOUR de ton vol.

Sans compter ton départ imminent à 19 000 km de chez toi … Maintenant il faut faire fonctionner tes méninges pour savoir comment faire Montpellier-Paris sans y laisser nos bras parce qu’on est deux.

Ma première pensée est de chercher un blablacar, mais les prix flambent chaque seconde un peu plus. Okay, next. Les bus ? Ma mère nous aide et farfouille internet sur son ordinateur pendant que nous discutons avec mon père dans la cuisine. Mais impossible de trouver quelque chose qui nous rapproche assez de l’aéroport et dans des prix abordables. Je suis totalement dépitée à ce moment-là.

On réfléchit tous de concert, mais plus les minutes passent, plus le PVT en Nouvelle-Zélande semble s’éloigner dans mon esprit … J’ai envie de me rouler en boule dans un coin et pleurer.

Et là, EUREKA ! Mon acolyte préféré trouve la solution qui nous SAUVE littéralement la mise !
La location de voiture de société pour 1€ !!! Le plein est fait, il faut juste le refaire une fois arrivé à bon port. Tu choisis la ville où tu souhaites rendre la voiture dans la liste mise à ta disposition, et voilà !

Donc autant vous dire qu’on a sauté sur l’occasion, fait notre itinéraire hors autoroute et profité des quelques heures de plus avant notre départ avec ma famille. Les joies de n’avoir aucun horaire autre que celui du vol le lendemain à respecter.

Sur le départ

Bon cette fois-ci, c’est la bonne. Nous sommes à Charles de Gaulle. Nous avons rendu la voiture sans encombre. Notre vol est maintenu. Après presque 2h d’attente et une frayeur au moment de valider nos cartes d’embarquements, l’hôtesse n’était pas sûre de la marche à suivre pour nos visas et a failli nous annuler le départ 😱🤯 …

Je vous laisse imaginer mon état d’énervement et de stress sur le coup … MAIS après aval de son chef ENFIN nos sacs sont déposés !! Nous pouvons nous diriger vers la porte d’embarquement.

meeri wild aéroport Charles de Gaulle PVT Nouvelle-Zélande

Bon et bien, autant vous dire qu’on a déchanté direct en arrivant. Si la grève n’était pas présente au bureau d’Emirates Air lines, c’était clairement le cas du côté français pour avancer.
On a poireauté plus de deux heures debout. Agglutiné les uns aux autres … Et vas-y que ça râle par-ici, piétine par là … Un vrai dernier shot de la France avant le départ !

Alors n’y voyez pas là un discours anti-français hein. Juste que nous ne sommes pas le peuple le moins râleur c’est bien connu.

Enfin !!

Mais ! Après TOUTES ces péripéties, nous avons réussi à passer la douane, présenté nos cartes d’embarquements aux hôtes et hôtesses de vol. Et finalement, posé nos fesses dans l’avion. Avion qui nous amène jusqu’à Doha pour la première étape dans les airs de notre voyage Paris-Auckland.

meeri wild avion PVT Nouvelle-Zélande

J’ai finalement réussi à partir pour faire mon PVT en Nouvelle-Zélande !

C’est sur ces mots que je vais achever mon premier billet Carnets de routes. Ils signifient tellement pour moi. J’ai hâte de savoir si cette forme d’article vous plaît et ce que vous en pensez. Dîtes moi si vous voulez la suite de l’aventure !
Je vous dis à très vite 🤗

PVT Nouvelle-Zélande meeri wild lake new zealand

Si tu veux en lire plus sur mon voyage en Nouvelle-Zélande :